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TDAH et les écrans : pourquoi c’est si difficile et comment accompagner votre enfant sans se battre chaque jour


un ado avec un smartphone des un lit

Le tableau est trop souvent le même : vous dites “c’est l’heure de décrocher”, et soudain c’est le drame. Cris, négociations, tensions… Vous êtes vidé·e avant même que le dîner ne commence. Chez les enfants avec trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), ces scènes du quotidien sont amplifiées — et ce n’est pas une question de “manque de volonté”. Il existe des mécanismes bien connus qui rendent les écrans particulièrement captivants et difficiles à réguler pour ces enfants.




Ce qui se passe dans le cerveau d’un enfant TDAH face aux écrans

Les enfants TDAH ont une régulation de l’attention et des émotions différente de celle des autres enfants. Leur système de récompense est très sensible à la dopamine — un neurotransmetteur lié au plaisir et à la motivation — et certaines stimulations numériques en libèrent en grande quantité. Les jeux vidéo, les notifications et les vidéos créent des retours immédiats, ce que leur cerveau recherche naturellement.


Chez eux :

  • Les écrans deviennent très captivants, presque comme une récompense instantanée.

  • Les transitions entre activités sont souvent difficiles — passé l’écran, revenir à une activité “moins stimulante” peut provoquer frustration, agitation ou colère.

  • Le contrôle de l’attention spontanée est plus fragile, ce qui fait que les distractions sont plus impactantes.

Ce n’est donc pas simplement une question d’interdiction plus stricte : le cerveau TDAH est prédisposé à vouloir “rester connecté” plus longtemps.


Ce que disent les recherches

Même si le TDAH n’est pas causé par l’usage d’écrans — c’est un trouble neurodéveloppemental ancien, documenté bien avant l’ère numérique — plusieurs études montrent une corrélation entre un temps d’écran élevé et l’aggravation des symptômes d’inattention, d’hyperactivité ou d’impulsivité.

👉 Cela ne signifie pas que les écrans provoquent le TDAH, mais qu’un usage désorganisé ou excessif peut renforcer les difficultés déjà présentes chez ces enfants.


Exemples concrets au quotidien de l'enfant TDAH et les écrans

Voici ce que vivent de nombreuses familles :

Cas 1 – La transition impossible

À la sortie de l’école, Jules (10 ans, TDAH) allume immédiatement sa console.Quand vous annoncez le dîner : “Encore 5 minutes, s’il te plaît… juste une mission de plus !”Puis 30 minutes après : tensions, cris, hurlements — rien ne l’arrête.

👉 Pourquoi ? Pour Jules, l’écran est une récompense immédiate qui stimule son attention et fluidifie ses émotions — quand il faut arrêter, son cerveau “ne veut plus passer à autre chose”.


Cas 2 – “Encore une vidéo et j’arrête”

Léa (8 ans, TDAH) regarde des vidéos sur la tablette pendant que vous préparez le repas.Vous prévenez : “Dans 10 minutes, on arrête.”Elle acquiesce… sans vraiment entendre.

Quand vient le moment d’éteindre, Léa explose : pleurs, cris, corps qui se raidit, tablette serrée contre elle.Elle hurle : “Mais j’ai pas fini !” alors qu’elle ne sait même plus ce qu’elle regardait.

👉 Pourquoi ? Les vidéos courtes et enchaînées sollicitent en continu le système de récompense. Pour Léa, il n’y a pas de vraie fin : chaque vidéo promet une nouvelle stimulation. Son cerveau TDAH n’anticipe pas l’arrêt, il reste coincé dans l’instant présent.


Cas 3 – Le retour à la réalité impossible

Noah (13 ans, TDAH) joue en ligne avec ses amis.Lorsqu’il coupe enfin l’écran, il devient irritable, provocateur, parfois agressif verbalement :“Lâche-moi !”, “T’es toujours sur mon dos !”

Le reste de la soirée est tendu : devoirs bâclés, refus de coopérer, disputes à répétition.

👉 Pourquoi ?Après une stimulation intense (jeu, compétition, interactions rapides), le cerveau TDAH a du mal à redescendre en activation. Le contraste entre le monde numérique très stimulant et la réalité plus calme crée une surcharge émotionnelle difficile à gérer.





3 astuces concrètes pour apaiser ces transitions

1. Créez des rituels de sortie d’écran

Au lieu d’un arrêt brutal :

  • Proposez une alarme visuelle ou une minuterie.

  • Reliez-la à une action positive : “Quand la minuterie sonne, on fait 5 tours dehors ou on chante une chanson avant de poser la console.”

Cela aide à externaliser la régulation — un vrai avantage pour les enfants TDAH.


2. Anticipez les frustrations avec des supports visuels

Utilisez un planning visuel (drawings, pictos, horloge colorée) :

  • Temps d’écran

  • Temps de devoirs

  • Temps sans écran

Ce support matérialise le temps et réduit le sentiment de chaos interne chez l’enfant.


3. Alternez activité “dopamine naturelle”

L’enfant TDAH recherche des stimulations immédiates.Remplacez un petit segment d’écran par une activité qui libère aussi de la dopamine :

  • Mini-jeux moteurs

  • danse ou musique interactive

  • défis rapides en équipe

Sans supprimer le plaisir, vous guidez vers une régulation émotionnelle plus riche.


Et si vous arrêtiez de gérer les écrans dans l’urgence… pour enfin poser un cadre qui tient ?


Si, en vous lisant, vous vous êtes dit :“C’est exactement ce que je vis à la maison”, alors sachez une chose essentielle : vous n’êtes pas seul·e, et surtout… il existe une méthode claire pour sortir de ces conflits à répétition.

Poser un cadre autour des écrans ne se résume pas à dire non.Cela demande :

  • de comprendre comment fonctionne le cerveau de votre enfant (surtout s’il est TDAH),

  • de savoir quand, comment et pourquoi poser les règles,

  • et surtout d’avoir des outils concrets applicables dès le lendemain, sans cris, sans menaces, sans culpabilité.


C’est exactement ce que je vous transmets dans mon cycle de 3 ateliers “Poser le cadre et les règles pour les écrans” :un accompagnement structuré, progressif et profondément réaliste, pensé pour les parents d’aujourd’hui.

👉 Vous y apprendrez notamment :

  • comment fixer des règles claires que votre enfant peut réellement intégrer,

  • comment éviter les crises au moment d’éteindre les écrans,

  • comment tenir le cadre dans la durée, même avec un enfant TDAH,

  • et comment retrouver un climat familial plus apaisé… sans renoncer à votre autorité parentale.


Ce cycle n’est pas une formation de plus.C’est un changement de posture qui transforme le quotidien.

👉 Découvrez le programme complet et rejoignez le cycle ici : www.emmanuelle-mallard.fr/formaction-gestiondesecrans

Parce que votre énergie est précieuse. Et parce qu’éduquer aux écrans, ce n’est pas lutter contre son enfant — c’est l’accompagner.


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